Derrière ce montant global se dessine une structure largement tournée vers l’extérieur. La dette extérieure représente 7 275,9 milliards de FCFA, soit 79,8 % de l’encours, contre 1 846,3 milliards pour la dette intérieure. Les créanciers non-résidents détiennent ainsi 89 % de la dette publique. Le service de la dette a, pour sa part, atteint 580,7 milliards de FCFA au premier semestre, dont 384,1 milliards consacrés au remboursement du principal et 196,6 milliards aux charges financières. Aucun arriéré de paiement n’était signalé à fin juin.
Ces chiffres doivent toutefois être replacés dans le cadre régional. Avec 50,1 % du PIB, le niveau d’endettement reste inférieur au plafond communautaire de 70 % fixé par l’UEMOA. La CAGD, s’appuyant notamment sur l’analyse de viabilité réalisée avec le FMI, estime par ailleurs la dette viable, avec des indicateurs jugés modérés.
Le principal enjeu réside donc désormais dans l’utilisation des ressources empruntées, transformer l’endettement en investissements capables de générer suffisamment de croissance et de recettes pour assurer durablement son remboursement.
