Cette évolution intervient quelques semaines après l’annonce faite le 29 mai 2026 par la ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana, présidente du Conseil régional du Cavally, lors de la deuxième réunion du Conseil régional.
« Cette année sera la dernière année de souffrance de nos parents de l’axe Guiglo-Taï. Les entreprises retenues y installent déjà leurs bases-vie. Les travaux démarreront après la saison des pluies », avait-elle déclaré.
Sur le terrain, les premières opérations donnent désormais corps à cette annonce. La présence des engins et l’installation des différentes équipes témoignent du démarrage effectif des activités liées à cet important projet routier.
Un axe stratégique pour le Cavally
Longtemps confrontées aux difficultés de déplacement, les populations riveraines de l’axe Guiglo–Taï voient ainsi se rapprocher la perspective d’une amélioration durable de leurs conditions de mobilité.
Au-delà de la réalisation de l’infrastructure routière, le projet est présenté comme un levier de développement pour les localités desservies. Il devrait notamment faciliter les échanges commerciaux entre Guiglo, Taï et les villages environnants, tout en permettant aux producteurs agricoles d’acheminer plus aisément leurs récoltes vers les marchés.
Le bitumage pourrait également renforcer l’attractivité économique de la zone, favoriser la circulation des personnes et améliorer l’accès aux services sociaux de base.
Une page du désenclavement en train de s’écrire
Après des décennies d’attente, le lancement des travaux suscite une forte attention dans le Cavally. Visiteurs, observateurs et journalistes se rendent sur l’axe pour constater l’évolution du chantier.
Pour les populations concernées, l’enjeu dépasse donc la seule construction d’une route. Il s’agit d’une transformation attendue de longue date, susceptible de modifier les conditions de circulation, les échanges économiques et les perspectives de développement de plusieurs localités.

