La jeune femme, qui s’est notamment illustrée à travers des trends consacrés à plusieurs artistes gabonais, dont l’artiste-compositeur Le Secousse, s’est retrouvée au centre d’un débat sur le racisme et l’appropriation des codes culturels.
À l’occasion d’une sortie de danse avec un groupe gabonais habitué à se produire avec le visage peint en noir, Slava s’est prêtée au jeu et a adopté, elle aussi, ce maquillage. Une initiative qui n’a pas tardé à provoquer de nombreuses réactions sur la Toile.
Dans les commentaires et publications, plusieurs internautes ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une pratique de « blackface », terme désignant le fait, notamment pour une personne blanche, de se maquiller le visage afin de représenter une personne noire. Le geste a ainsi été perçu par certains comme une manifestation à caractère raciste, donnant lieu à une véritable levée de boucliers sur les réseaux sociaux.
Le terme « blackface », jusque-là peu connu d’une partie du public gabonais, s’est rapidement imposé dans les discussions. Entre indignation, incompréhension et prises de position, la polémique a largement dépassé le cadre de la simple prestation artistique.
Pour autant, un autre courant d’opinion appelle à relativiser. Certains internautes estiment qu’il ne faut pas « tout prendre au premier degré », rappelant que la peinture du visage s’inscrivait, selon eux, dans le cadre d’un déguisement et d’un tournage artistique, sans intention raciste revendiquée.
Au-delà de la polémique autour de Slava, cette affaire soulève surtout une question plus profonde : où se situe la frontière entre expression artistique, participation à une pratique culturelle et blackface ?
Si certains y voient une simple mise en scène destinée à accompagner un spectacle ou un tournage, d’autres considèrent que le fait qu’une personne blanche se peigne le visage en noir reste problématique, indépendamment de l’intention.

